Sortie au Quai d'Orsay pour l'exposition " Gustave Doré - L'imaginaire au pouvoir "
Animatrices et grands enfants dans l'âme, nous avons toujours été bercées par les contes et leurs diverses illustrations. C'est pourquoi se précipiter à cette exposition nous est apparut comme une évidence.

Notre histoire commence un venteux matin du 25 févrirer 2014. Les deux jeunes filles avaient contre elles, la SNCF et la météo déchainée. Mais aucune épreuves ne pouvaient les empêcher de rendre visite à leur ami Gustave. Enfin arrivées à destination, les deux amies heureuses de se revoir pleurèrent dans les bras l'une de l'autre pour s'en aller bras dessus bras dessous au fameux musée. Sortant du métro elles découvrirent avec horreur la première épreuve. Celle-ci semblait insurmontable. La file d'attente ressemblait à un serpent composé de milliers de personnes.

Se défilant devant tant d'adversité, elles décidèrent de se rendre au Louvre afin que le temps fasse son affaire. Mérika montra un passage secret ( digne des francs-maçon ) à Cyraonne et les deux acolytes déscendirent dans les tréfonds du musée à la recherche des toilettes tant désirées. Après moult et moult déambulations, les deux amies comprirent que le sort s'acharnait toujours contre elles ( 1.50 € pour juste se repoudrer le nez ... ).
Mais elles n'étaient pas au bout de leurs peines. Désemparées, elles placèrent leurs derniers espoirs dans les toilettes se trouvant à l'intérieur du Palais du Louvre. Malheuresement pour elles, la salle de bal était fermée le mardi (comme tous les musées semble-t-il; et il parait que tout le monde le sait ... mais les nouvelles n'arrivent jamais à temps en provinces ... ). Dépitées, affamées et très préssées ( comme des citrons ) elles décidèrent d'affronter leur destin.
Inspirées par un romantisme de twillightesque, elles passèrent par le pont des arts. Après mille et une promesses d'amour éternel, sans divorce s'il vous plait , elles allèrent bravement affronter le serpent. S'agrippant désepérément aux dernières écailles du reptile, elles profitèrent de ce long temps de latence pour déguster leur majestueux et savoureux sandwich (jambon beurre et poulet avocat) tout en se racontant des histoires dignent d'être contées par Homère lui-même (Drarry hein ;) ).

Une fois à l'intérieur, elles découvrirent avec émerveillement que l'entrée était gratuite pour les ladies et les gentlemans de moins de 25 ans. Avec précipitation, Cyraonne dirigea Mérika vers les toilettes les plus proches afin de soulager cette envie devenue inssuportable. Enfin leur visite au musée pouvait commencer ... ( ce sont trois petits points de suspension pour le suspens ! ).
A notre grande surprise, cette exposition nous a apprit que Gustave Doré n'était pas un simple graveur, mais également un talentueux sculpteur et peintre. Ces oeuvres nous prouvent bien l'aspect polyvalent de l'artiste. Autodidacte, il a été à la fois encencé et violemment critiqué par ses contemporains. Cependant son talent pour le dessin et la gravure l'ont ammenés à recevoir de nombreuses commandes de la part des éditeurs en vogues. Ainsi on peut retrouver ces différentes créations dans des oeuvres telles que le Dom Quichotte de Cervantès, Gargantua de Rabelais, Contes de noël de Dickens; ou les plus célèbre; celles des Contes de Perrault et des Fables de La Fontaine. Le réalisme de certains décors, et son talent pour capturer les atmosphères découlent directement de ces multiples voyages ( séjours en Espagne, en Angleterre, paysages montagneux français ... ). Nous avons été particulièrement sensible au jeux de lumières et à " l'effet vivant " qu'il arrive à exprimer dans ses tableaux.

Une grande partie de l'exposition est également consacrée aux représentations religieuses de Gustave Doré. Le format plus imposant de ces oeuvres nous a donné l'impression d'être minuscules à côtés de ces toiles.
La dernière partie de la visite est consacrée à l'héritage culturel laissé par l'artiste. Un diaporama propose ainsi une rétrospective des films s'inspirant directement des tableaux et gravures de Gustave Doré ( La Belle et la Bête de Cocteau; Harry Potter et le Prizonnier d'Azkaban d'Alfonso Cuarón; Oliver Twist de Roman Polanski; Sweeney Todd le diabolique barbier de Fleet Street de Tim Burton ... ).
Nous vous recommandons cette exposition GRATUITE pour les moins de 25 ans, qui vous permettra de mieux connaitre ( voire de découvrir ) les multiples facettes de cette artiste injustement oublié et pourtant présente dans l'inconscient collectif. Seul bémol les encarts informatifs sont écrits trop petits pour permettre à un grand nombre de visiteurs de le lire en même temps.
Cyraonne et Mérika
